A
ADSL
Protocole standard de transmission de données à haut débit sur une ligne
téléphonique normale.
Sigle de Asymmetric Digital Subscriber
Line.
Ce protocole fait partie d'une série de protocoles permettant de créer un canal de transmission de données sur une ligne téléphonique normale en exploitant la partie de la largeur de bande (des fréquences) de la paire de fils de cuivre non utilisée pour la transmission des conversations vocales.
Ce protocole-ci est dit " asymétrique " car il privilégie un sens de transmission par rapport à l'autre : le débit autorisé peut aller de 256 kbit/s à 9 Mbit/s du réseau vers l'abonné (soit 10 fois plus élevé que celui des modems actuels les plus rapides), c'est-à-dire dans le sens " descendant ", mais seulement de 16 à 640 kbit/s de l'abonné vers le Réseau (sens " montant ").
Il n'est efficace que si la distance qui sépare le central téléphonique de l'abonné ne dépasse pas 4 km.
Le service ADSL d'accès à Internet est en cours de déploiement en France ; il coûte environ 300 francs par mois pour un débit descendant de 256 kbit/s et environ 1000 francs par mois pour un débit de 1 Mbit/s. Il nécessite l'achat ou la location d'un modem spécifique et d'un boîtier de filtrage.
API
Ensemble de
commandes externes publiées par un éditeur et permettant de recourir aux
fonctions d'un logiciel depuis un autre logiciel.
Sigle d'Application Programming Interface. L'API est un concept contemporain de
la programmation d'applications modulaires (précurseur de la programmation
orientée objet ). Dans ce cadre, en effet, chaque fonction d'un programme
est partiellement autonome dans la mesure où elle n'agit sur aucun autre module
fonctionnel ou variable " globale " du programme ; on
l'appelle en lui fournissant des paramètres en entrée et elle s'achève à l'aide
de paramètres en sortie.
Il s'ensuit
que même une application totalement extérieure audit programme peut
" appeler " l'une de ses fonctions puisque son exécution ne
dépend que de paramètres qu'on lui donne.
Chaque
" point d'entrée " de l'API d'un programme décrit précisément
cela : le mot code à utiliser pour solliciter telle fonction et les paramètres
à passer à cette fonction pour qu'elle puisse opérer.
Exemple :
supposons que l'éditeur d'un programme utilitaire de compression publie une API
de son programme et qu'il se contente d'offrir uniquement les fonctions de
compression et de décompression de fichier. Son API pourra consister en deux
appels (ici fictifs) :
![]()
compress (nom_du_fichier|nom-du-dossier, taux_compression,
[nom_fichier_compressé])
![]()
decompress (nom_du_fichier,
[dossier_cible])
Ainsi, à
condition que ce programme soit actif sur une machine, on pourra écrire un autre
programme faisant appel à ses services avec cette API.
Désignations
équivalentes : API - Application Programming
Interface
Adresse IP
Adresse numérique unique attribuée à toute machine connectée à Internet, de
la forme nnn.nnn.nnn.nnn.
Le protocole IP
(Internet Protocol) est à la base du réseau Internet
et permet l'acheminement des données entre deux équipements connectés au
réseau. Avec IP, chaque machine se voit attribuer une adresse unique, nommée
" adresse IP ", de façon permanente - pour les équipements connectés
en permanence -, ou de façon temporaire, pour les machines opérant des
connexions ponctuelles à Internet, comme c'est le cas des micro-ordinateurs y
accédant par l'intermédiaire d'une liaison commutée et d'un modem.
Dans la version actuelle du protocole IP, l'adresse IP est codée sur 4 octets. Elle est représentée sous forme de 4 nombres décimaux séparés par un point, qui définissent une structure de sous-réseaux hiérarchisés (le dernier nombre représentant le sous-réseau le plus proche de la machine considérée).
Exemple : 232.245.5.96
Certains blocs d'adresse sont réservés à des usages spéciaux.
Comme de plus en plus d'équipements ont vocation à être reliés à Internet et que le stock d'adresses disponibles menace de s'épuiser, une nouvelle version du protocole, avec un nouveau format d'adresse, IPv6 , est en cours de finalisation.
Adresse URL
Commande en une ligne permettant d'accéder potentiellement à toute ressource
d'Internet
Sigle de Uniform Resource Locator (localisateur uniformisé de ressource).
Sur Internet , différents types de ressources sont disponibles : pages Web , fichiers à télécharger , boîtes aux lettres électroniques , forums de discussion , etc.
Pour faciliter l'accès à ces ressources, Tim Berners-Lee, le créateur du Web , a proposé en 1994 sous cette dénomination d'URL une syntaxe uniformisée permettant, en une seule ligne de commande, d'accéder à tout type de ressource.
Le format générique des URL est le suivant :
![]()
type de service : infos d'accès dépendant du type de service
Ainsi, qu'il s'agisse du service Web (http), FTP , e-mail (mailto), Usenet (news ou nntp) ou d'un autre type de service, l'utilisateur n'a pas besoin d'utiliser plusieurs commandes (demande de connexion au serveur, commande spéciale, etc.) mais une seule pour accéder à une ressource.
Pour bon nombre de services, les informations d'accès se composent du nom DNS ou de l' adresse IP du serveur sur lequel se trouve la ressource et du chemin d'accès à cette ressource. Elles peuvent aussi contenir un nom d'utilisateur, un mot de passe et un numéro de port logique si nécessaire. Ainsi, pour les services Web (http) et FTP , la syntaxe de l'URL est la suivante :
service://infos_connexion/chemin_d'accès/ressource
Par exemple, avec seulement le nom de serveur comme information d'accès :
http://telecharger.01net.com/windows/Utilitaire/antivirus/fiches/4387.html
Un exemple d'URL avec informations d'accès complémentaires vous est proposé dans ce glossaire à la définition FTP.
Pour d'autres services, la syntaxe diffère. Par exemple, pour spécifier une boîte aux lettres :
mailto:michka@01net.com
Certains parlent " d'adresse URL ", même si l'URL contient d'autres informations qu'une simple adresse.
C'est pourquoi, en français, on retrouve ce sigle le plus souvent au féminin.
Il est toutefois aussi employé au masculin.
ARPANET (Advanced Research Projects Agency NETwork) : réseau informatique militaire américain né dans les années 70. Il est à l'origine du réseau Internet.
ASP (Active Server Pages) : le système ASP fait partie du logiciel serveur IIS (Internet Information Server) de Microsoft. Il permet de pouvoir traiter des scripts présents dans le document HTML (ou XML) à renvoyer au client Ces scripts sont traités sur le serveur et se substituent au final par du code compréhensible par le client. ASP étant compatible avec le modèle COM (Component Object Model), il permet quasiment toutes les manipulations possibles et imaginables (accès aux bases de données, envoie de mail, ...).
ASP .NET : cette évolution d'ASP
est en fait, la réponse de Microsoft aux JSP de SUN. Les deux systèmes sont, en effet, similaires sur bien des aspects. L'aspect principal à retenir est que les différentes pages d'un site ASP .NET sont compilées en une dll (Dynamic Linking Library) qui sera exécutée par le serveur Web (IIS).B
BACK OFFICE
Dans une entreprise, ce sont les services et/ou systèmes informatiques
administratifs concourant, en interne, à l'exécution de sa mission commerciale
L'expression anglaise back office s'oppose à son antonyme front office. Elle
recouvre les fonctions et les systèmes informatiques mis en oeuvre dans
l'entreprise pour effectuer tous les traitements correspondant aux transactions
initiées par le front office.
E-BUSINESS
Nouveau modèle de fonctionnement des entreprises à l'heure d'Internet.
Abréviation d'Electronic Business, l'e-business, on l'aura noté, est le nouveau graal des entreprises du XXIe
siècle.
En bref, il désigne l'informatisation et l'adaptation à Internet progressive de tous les processus à l'oeuvre pour faire fonctionner une entreprise et lui faire vendre ses produits ou ses services, dans le but de les rendre encore plus fluides et efficaces.
Le plus généralement, il connote une évolution " en coulisses ", à la fois à l'intérieur d'une entreprise donnée (informatisation intégrale du processus de prise de commandes ou de gestion de stock, par exemple) et à l'intérieur de la filière dans laquelle elle s'inscrit (mise en réseau et interfonctionnement des systèmes entre fournisseurs, entreprises et sous-traitants).
Il est parfois utilisé aussi pour désigner le commerce interprofessionnel ( B-to-B ) par opposition au commerce électronique grand public, ou e-commerce.
B2B
Commerce (électronique) interentreprises
Abréviation de business to business.
Cette expression, qui désigne la vente par une entreprise de produits et de services à une autre entreprise et non au grand public, existait avant l'avènement du commerce électronique, mais c'est avec l'apparition de ce dernier qu'elle a largement diffusé au-delà des frontières des États-Unis.
Alors que le commerce électronique (e-commerce) a d'abord enflammé les imaginations pour les perspectives de vente au grand public qu'il ouvrait, il s'est avéré que c'était le commerce et les relations entre entreprises qui en porteraient les premiers fruits.
La notion d' e-business est voisine de celle de B-to-B.
Désignations équivalentes : B-to-B - Business to business
Voir aussi : B-to-C
BALISES
Instructions spéciales utilisées en HTML et XML, qui se présentent
encadrées par les symboles graphiques < et >.
BIT (Binary digIT) : un bit est la plus petite unité de stockage en informatique. Un bit peut coder deux états (l'état vrai ou l'état faux). Huit bits constituent un octets (soit 256 états possibles 28).
C
C : langage de programmation crée par Brian W. Kernighan et Dennis M. Ritchie au début des années 70. Il fait office, à l'heure actuelle, de langage "universel". En effet il est parmis les langages les plus utilisés, ce quelques soient les domaines d'application et les machines utilisées.
C++ : langage orienté objet définit en tant qu'extension du langage C (d'où les signes ++) par Bjarne Stroustrup en 1983.
CD-ROM (Compact Disc Read Only Memory) : sur ce type de support (disque laser), seule la lecture des données est possible, le disque ayant été gravé définitivement.
CD-RW
Disque optique compact réinscriptible
Le CD (sigle de l'anglais Compact Disk) est un disque
optique sur lequel des données de divers types peuvent être enregistrées et
relues. A cet effet, différentes normes de CD ont été définies.
Philips et Sony ont inventé en 1980 ce format de stockage numérique dans le but de remplacer les disques " microsillons " sur matériau vinyle comme support musical universel. Mis sur le marché en 1982, le " CD-DA " (Digital Audio) ou " CD audio " (comme on l'appela par la suite pour le distinguer de ses autres variantes) a eu besoin de quelques années pour s'imposer mais est désormais le principal support de stockage musical. Un CD audio peut contenir 74 minutes de son stéréo échantillonné à 44,1 KHz sur 16 bits.
Sony et Philips proposèrent ensuite en 1985 la variante CD-ROM (Read-Only Memory ou mémoire morte) comme support de données des ordinateurs. Le CD-ROM fonctionne selon les mêmes principes que le CD audio, avec de légères variantes dans l'organisation des données, et il peut contenir 640, voire 700, mégaoctets de données. Notons que l'agencement de ces dernières n'était au départ pas standardisé et il fallut l'effort du groupe de travail High Sierra, dont les travaux furent ensuite normalisés sous la référence ISO-9660, pour que tout CD-ROM soit lisible par n'importe quel lecteur de CD-ROM.
Les deux fabricants innovèrent en 1989 en proposant le CD-R (Recordable, c'est-à-dire enregistrable), qui permettait à l'utilisateur d'ordinateur personnel de graver ses propres disques audio ou de données. Comme les différentes portions de la surface du CD-R ne peuvent être gravées qu'une seule fois, cette technologie a été appelée Worm (Write Once, Read Many times). Toutefois, le mode " multisession " permet de procéder aux enregistrements en plusieurs fois.
Apparu plus récemment, en 1994, le CD-RW (ReWritable, c'est-à-dire réinscriptible) permet d'effacer et de réenregistrer plusieurs fois une même portion du disque. Mais pour parvenir à ce résultat, une autre technique d'enregistrement par laser a dû être utilisée, ce qui signifie que les CD-RW ne peuvent être lus par les lecteurs les plus anciens.
Notons enfin que quantité d'autres variantes mineures ont été proposées par différents fabricants au fil des ans : CD Plus ou CD Extra (CD Audio plus piste de données), CD-I (Interactive), CD Photo, CD+G (+graphiques), CD Text, etc.
Désignations équivalentes : CD - Cédérom - Compact Disk - Disque compact - CD-ROM - CD-R - CD-RW - CD Plus - CD-I - CD Photo - WORM
CGI (Common Gateway Interface) : définie comment un service HTTP peut invoquer un exécutable présent sur le poste serveur. Pour ce faire, le passage de paramètres et la récupération d'un résultat ont été standardisés. Cela se fait via les flots d'entrée et de sortie de l'application. Quasi n'importe quel langage de programmation peut donc être utilisé pour créer un programme CGI (C, C++, Java, Perl, …). CGI pose un problème : chaque requête cliente lance une instance de l'exécutable, ce qui augmente le nombre de processus lancés sur le poste serveur. Comme un processus consomme des ressources sur la machine, une augmentation du trafic augmente la charge du processeur voir écroule sa charge.
CLIENT
Ordinateur ou logiciel faisant appel aux services d'un autre ordinateur ou
logiciel
Dans le cadre de l'architecture informatique client-serveur ,
un système client (ordinateur ou programme) est un système qui fait appel à des
services distants fournis par des systèmes serveurs situés sur le réseau.
COMPONEMENT OBJECT MODEL (COM) : ce standard est propriétaire de la société Microsoft. Ce modèle permet de faire communiquer des objets (au sens de la programmation orientée objets) les uns avec les autres. Jusque là rien de miraculeux dans le sens où un simple compilateur le permet. Mais là où le modèle COM est intéressant, c'est que les différents objets constituant une application peuvent être codés via différents langages de programmation supportant COM (Visual C++, Visual Basic, Visual J++, Visual Fox Pro, JScript, VBScript, ... En fait, COM spécifie comment un appel de méthode va pouvoir se réaliser en unifiant (dans une certaine mesure) les types de données utilisés par les langages. Ce n'est à priori pas au programmeur de garantir que son objet respecte le modèle COM, mais au compilateur utilisé.
COOKIE
Petit fichier placé par un site Web sur
l'ordinateur d'un internaute afin de le reconnaître lors de sa prochaine visite
sur le site
Le langage HTML
et les langages de script utilisés dans les pages Web
ne permettent pas au code de ces pages d'accéder aux fichiers de
l'ordinateur de l'internaute, afin de garantir leur sécurité.
Néanmoins, une exception permet la mémorisation de certaines informations relatives aux sites Web visités : le système dit du cookie (" petit gâteau ", en anglais), qui permet à une page Web de demander au navigateur Web de l'utilisateur de créer un petit fichier lié à un URL ou à plusieurs.
Le cookie est assorti d'une date de péremption, et il faut noter que ce système ne permet pas à une page Web de demander la suppression d'un fichier de l'ordinateur de l'internaute, même son propre cookie, toujours pour éviter tout risque de malveillance.
Les informations mémorisées dans le cookie sont essentiellement des préférences de l'utilisateur sur le site en question. Tout navigateur Web donne par ailleurs à l'utilisateur la possibilité de refuser la mémorisation des cookies.
Les informations de préférences consignées dans les cookies peuvent être intéressantes pour les sites Web commerciaux, qui peuvent ainsi personnaliser un peu les offres présentées à chacun, mais elles peuvent être aussi intéressantes pour l'internaute, notamment lorsqu'elles comprennent un nom d'utilisateur et un mot de passe, que l'internaute n'a alors plus besoin de taper lorsqu'il se connecte à un site sur lequel il doit les indiquer.
CORBA (Common Object Request Broker Architecture) : modèle permettant l'invocation de méthodes sur objets distants. Ce mécanisme est le principal utilisé lors de l'écriture d'applications distribuées. CORBA est accessible par différents langages de programmation (C++, Java, Visual Basic, …). RMI (Remote Method Invocation), proposé par Sun Microsystem, est en fait une sous spécification de CORBA.
CPU (Central Processing Unit) : on parle aussi de processeur. Il s'agit du cerveau de la machine. C'est lui qui traite les instructions machines permettant à tous programmes de s'exécuter.
CSS (Cascading Style Sheet) : langage utilisé sur Internet pour pouvoir rendre l'apparance visuelle des pages HTML très facilement évolutive
D
DATA WAREHOUSE
Grande base de données commerciales d'une entreprise servant de support à
des applications d'aide à la décision et de gestion de la relation client.
L'entrepôt de données (data warehouse) d'une
entreprise regroupe des données détaillées avec leur historique de vente et de
chiffres d'affaires, mais aussi des données marketing, des traces des contacts
avec les clients, bref tout ce qui peut concourir à donner une image de la
situation de l'entreprise à un moment donné.
Cette collection unique de données, réactualisée régulièrement, peut atteindre des tailles considérables, de l'ordre de plusieurs dizaines de gigaoctets , notamment dans les grandes entreprises de distribution (c'est-à-dire vendant quotidiennement une quantité considérable d'articles).
Pour nourrir cet entrepôt de données, il faut établir des flux de données entre l'entrepôt et les bases de données spécialisées où elles ont été créées (les bases de production). Pour ce faire, on met en place des interfaces d'extraction, de transformation et d'alimentation entre les bases de production et l'entrepôt.
Pour tirer parti de l'entrepôt, on recourt à des applications de datamining (exploitation de données).
On appelle datamart un sous-ensemble de l'entrepôt de données, défini à l'intention d'un département précis de l'entreprise.
(Le mot mart signifie " marché " ; l'image est la suivante : les données transitent d'un entrepôt à un marché spécialisé.)
Désignations équivalentes : Data warehouse - Entrepôt de données
DCOM (Distributed COM) : modèle Microsoft qui, sur les grandes lignes, est équivalent à CORBA.
DLL
Modules logiciels auxiliaires à chargement dynamique utilisés avec Windows.
Sigle de dynamic link library (bibliothèque de modules logiciels à liaison
dynamique).
Le principe des DLL a été défini par Microsoft afin de promouvoir une méthodologie de développement d'applications qui ferait appel à des modules logiciels indépendants et réutilisables.
Ces modules sont stockés dans des fichiers bibliothèques distincts du fichier exécutable principal de l'application. Ils peuvent ainsi être réutilisés par différents programmes et chargés dynamiquement, au moment de l'exécution du programme principal, et non lors d'une phase de compilation par le développeur (optimisation de l'utilisation de la mémoire vive ). L'exécution des fonctions qu'ils contiennent s'effectue par l'intermédiaire d' API .
Pour en étendre la portée, Microsoft décida de centraliser les DLL dans le répertoire SYSTEM du système d'exploitation , de sorte que n'importe quelle application puisse les solliciter, et c'est ce second parti pris qui est à l'origine des problèmes entraînés par les DLL. Notamment parce qu'il est impossible de gérer rationnellement la mise à jour de chacune des DLL et les conséquences qu'elles peuvent avoir sur les programmes conçus pour en utiliser les versions antérieures.
Lorsque vous installez un programme faisant appel à des DLL standards de Windows , celui-ci teste si la ou les DLL utiles se trouvent bien dans le répertoire SYSTEM. S'il détecte une version ancienne d'une DLL, il la remplace, dans le répertoire SYSTEM, par la version la plus récente avec laquelle il est distribué. Mais il est fort possible que cette dernière, plus récente, perturbe le fonctionnement d'autres logiciels installés sur la machine et qui fonctionnaient au contraire très bien avec la version antérieure.
L'éditeur Microsoft a été responsable de négligences dans ce domaine en distribuant des versions de DLL qui n'assuraient pas la compatibilité descendante avec les versions remplacées.
DOM (Document Object Model) : un ensemble d'interfaces définissant comment on accède à un document HTML par l'intermédiaire de scripts clients. Les navigateurs modernes (à partir de IE 4.0 et de Netscape 6.0) respectent le DOM. De plus, selon le navigateur utilisé, un ou plusieurs langages de scripts permettent d'exploiter le DOM pour créer des effets dynamiques sur le poste client.
E
EXTRANET
Réseau privé semi-ouvert d'une entreprise utilisant les protocoles
d'Internet.
De même que pour le mot intranet , le suffixe
" net " d'extranet veut marquer
qu'il s'agit d'un réseau
utilisant les protocoles
d'Internet et des formats de documents lisibles à l'aide d'un navigateur Web et de ses modules d'extension.
L'extranet est moins public qu'Internet, mais il l'est plus que l'intranet d'une entreprise : il s'agit en effet d'un réseau que cette entreprise met en place à l'intention de ses fournisseurs et partenaires divers.
L'accès à l'extranet est sélectif : il n'est accordé qu'aux individus ou entités choisis par l'entreprise et nécessite l'usage d'un code d'utilisateur et d'un mot de passe.
L'entreprise met ainsi à la disposition de ses partenaires extérieurs certaines informations utiles à leur collaboration et des processus d'interfonctionnement entre les systèmes des uns et des autres peuvent aussi être mis en place.
La création d'un extranet participe du nouveau modèle de fonctionnement des entreprises axé sur la notion d' e-business .
ETHERNET
Type de réseau local créé par Xerox et, désormais,
le plus utilisé dans le monde.
Ethernet a été développé par Xerox en collaboration
avec DEC et Intel en 1976. Il s'agit d'un standard définissant le support
physique et les couches basses (voir Modèle OSI )
d'un réseau local
dont la topologie peut être en étoile ou sous forme de bus linéaire. Ce
standard a été ensuite normalisé par l' IEEE sous la
référence 802.3 mais le nom Ethernet est toujours utilisé pour désigner ces
réseaux normalisés.
A l'origine, le débit admissible était de 10 mégabits par seconde ( Mbit/s ) et le support était constitué de câble coaxial, mais Ethernet a été décliné en plusieurs variantes faisant appel à différents supports et permettant différents débits.
Des noms ont été forgés pour désigner ces différentes variantes. Ainsi, " 10Base5 " désigne la première version d'Ethernet, le " 10 " indiquant le débit (en Mbit/s), le mot " Base " précisant que la transmission est effectuée en bande de base (c'est-à-dire sans modulation ) et le " 5 " rappelant que le câble coaxial épais utilisé permet la transmission sur une distance de 500 mètres. Cette variante est également appelée Thick Ethernet.
Dans la variante " 10Base2 ", appelée également Thin Ethernet ou Ethernet fin, un câble coaxial plus fin, donc plus souple, facilite la pose mais limite la distance utile à près de 200 mètres.
Dans la variante " 10BaseT ", le " T " marque que le support utilisé n'est plus du câble coaxial mais de la paire de fils téléphoniques torsadée (twisted pair). La distance utile descend à 100 mètres mais le câble est encore plus souple et bon marché.
Le débit a ensuite été porté à 100 Mbit/s dans les trois variantes 100BaseTX (deux paires de fils torsadées), 100BaseT4 (quatre paires) et 100BaseFX ( fibre optique ), surnommées Fast Ethernet et normalisées sous la référence IEEE 802.3u.
Enfin, suite logique de l'accroissement des débits, le Gigabit Ethernet a été codifié en 1998 sous la référence IEEE 802.3z et permet des débits de l'ordre du gigabit par seconde. Les supports utilisés sont la fibre optique (1000BaseSX, 1000BaseLX ou 1000BaseLH selon la distance utile voulue) ou la paire torsadée (1000BaseT).
F
FIREWALL
Dispositif mis en oeuvre pour protéger un réseau interconnecté à un autre,
notamment un réseau local raccordé à Internet.
En anglais : firewall
Une " cloison pare-feu ", ou pare-feu, ou coupe-feu est un dispositif destiné à protéger un réseau (voire une simple machine) des intrusions d'utilisateurs non autorisés ( hackers malveillants), de contenus indésirables (mailings sauvages) ou dangereux ( virus ), etc.
Dans la grande majorité des cas, c'est entre un réseau local et Internet que s'installe un pare-feu, même s'il existe des pare-feu isolant une branche d'un réseau local d'une autre, par exemple.
Il peut s'agir d'un petit logiciel utilitaire, protégeant un simple micro-ordinateur raccordé en permanence à Internet (par câble ou ADSL ), ou bien d'un routeur installé entre le réseau local et Internet et filtrant tous les paquets IP , ou encore d'un serveur proxy gérant tous les échanges des utilisateurs du réseau local avec Internet.
Désignations équivalentes : Pare-feu - Firewall - Coupe-feu
FRONT OFFICE
Dans une entreprise, ce sont les services et/ou systèmes informatiques de
contact avec la clientèle et de commande de transactions
L'expression anglaise front office s'oppose à son antonyme back office.
L'origine du terme, le front office, c'est la boutique, le comptoir de
réception des clients, et le back office, c'est l'arrière-boutique, où l'on
traite éventuellement la demande du client, où l'on gère les stocks, et plus
généralement les tâches d'administration.
Ces expressions sont appliquées par analogie aux systèmes informatiques. Dans une banque, par exemple, le distributeur automatique de billets (DAB) est un système de front office. Mais il doit communiquer avec le système de back office qui assure le suivi des mouvements des comptes de dépôts des clients, de façon à inscrire le retrait d'espèces au débit du compte.
FTP
Protocole Internet de transfert de fichiers.
FTP, sigle de file transfer protocol,
est le protocole utilisé sur Internet pour transférer des fichiers d'un serveur
de fichiers à un client ou vice versa. Il s'agit d'un protocole couvrant les
trois couches hautes - Session, Présentation et Application - du modèle OSI.
Depuis la généralisation du protocole HTTP, qui gère les demandes interactives de pages HTML (en premier lieu sur le Web), FTP est moins indispensable qu'avant, car HTTP dispose aussi de la fonction de transfert de fichier dans le sens serveur vers le client. FTP reste néanmoins nécessaire pour transférer des fichiers d'un client vers un serveur.
Il est possible de filtrer l'accès aux serveurs de fichiers par l'intermédiaire du code utilisateur et d'un mot de passe ou d'autoriser l'accès libre aux serveurs. Dans ce dernier cas, on parle de " FTP anonyme " et la convention adoptée par tous les serveurs FTP acceptant ce type d'accès libre est de demander la saisie du mot " Anonymous " comme code utilisateur et l'adresse de courrier électronique de l'internaute comme mot de passe.
Notons enfin que les navigateurs Web, outre le protocole HTTP, savent gérer le protocole FTP. Il suffit d'indiquer sur la ligne d'adresse du navigateur une URL spécifiant le service FTP, de la forme : ftp://code_utilisateur:mot_de_passe@nom_serveur:numéro_port/chemin_accès_fichier
On bénéficiera néanmoins de plus de fonctions en utilisant un utilitaire spécifique de gestion du protocole FTP.
G
GIF (Graphics Interchange Format) : ce format d'image permet de définir une image possédant au maximum 256 couleurs (codage sur 8 bits), avec la possibilité de spécifier une couleur dite transparente (tout point de cette couleur ne sera pas affiché, laissant ainsi la possibilité d'avoir un fond). De plus, ce format utilise un algorithme de compression de données : la compression LZW. L'extension de ces fichiers est ".gif".
GED
Ensemble des techniques permettant d'organiser, de gérer et de distribuer
des informations documentaires sous forme électronique.
Les techniques et les solutions de gestion électronique de documents (GED)
visent à rationaliser et à automatiser le cycle de vie des documents en
traitant ses différentes étapes (énumérées par Luc Quoniam,
chercheur spécialisé en systèmes documentaires) :
![]()
- acquisition (saisie, numérisation, obtention sous forme numérique) ;
![]()
- composition et présentation (mise en forme, enrichissement, hyperliens, etc.);
![]()
- mémorisation ( indexation
, archivage
en base de
données documentaires) ;
![]()
- consultation ( requêtes
, protocoles client-serveur )
;
![]()
- production (sur papier ou électronique) ;
![]()
- diffusion ( Internet
, intranet , etc.).
La GED est fondée sur le principe de séparation des deux
aspects constitutifs d'un document :
![]()
- le message (contenu) ;
![]()
- sa présentation (structure).
Elle permet ainsi de promouvoir des modèles normalisés de documents, d'opérer des transformations de format pour un même contenu, de diffuser un même contenu sur différents supports (papier, CD-ROM , Internet), d'organiser et d'indexer des bases de données documentaires, etc.
Différents progiciels de GED sont proposés dans le commerce. Ils tirent de plus en plus parti de la norme XML et de ses spécifications complémentaires, ce qui est logique, puisque le précurseur de XML, SGML , avait été précisément défini dans un but de rationalisation documentaire.
Au sens large, la GED recouvre également des sous-domaines plus spécialisés comme les SIG (systèmes d'information géographique) et la GDT (gestion de données/documents techniques). Désignations équivalentes : Gestion électronique de documents - GED
GROUPWARE
Logiciel conçu pour faciliter le travail en groupe.
En anglais : groupware Le groupware,
ou logiciel de travail en groupe, ou logiciel collaboratif,
désigne une catégorie de logiciels conçus pour une utilisation en réseau par
plusieurs individus faisant partie d'une même équipe de travail ou amenés à
travailler ensemble. Cette catégorie recouvre notamment : - la gestion
d'agendas partagés ; - la planification d'utilisation de ressources collectives
(salles de réunions, par exemple) ; - la gestion partagée de fonds
documentaires ; - la tenue de réunions de travail en ligne, avec des outils de
type tableau noir partagé. Le premier grand logiciel collaboratif
à s'imposer a été Lotus Notes, à la fin des années 80. Il combinait habilement
courrier électronique, gestion documentaire partagée et publication
électronique de documents sur un réseau local ou étendu. Désignations
équivalentes : Logiciel collaboratif - Groupware
H
HTML
Langage de description de pages utilisé sur le Web.
Sigle de hypertext markup language (langage de définition par balises de contenus hypertextuels).
En 1990, Tim Berners-Lee, chercheur au Cern de Genève, imagina une nouvelle application d' Internet , le World Wide Web , susceptible de rendre le réseau des réseaux plus simple d'utilisation pour les non-informaticiens. Le plus sûr moyen de rendre universelle cette application était de faire appel à un langage de description de pages par balises, c'est-à-dire, pour simplifier, à un système ne faisant appel qu'aux codes Ascii de base reconnus par l'ensemble des ordinateurs et des logiciels pour présenter une page de texte et d'illustrations.
Berners-Lee s'inspira donc du langage standard de description de pages SGML pour créer, avec D. Connolly, le langage HTML, encore majoritairement utilisé aujourd'hui pour réaliser des pages Web .
HTML se compose de centaines de balises qui vont en général par paires (activation d'une fonction, désactivation de la fonction) et qui, pour certaines, acceptent des paramètres.
Ainsi toute page HTML commence par la balise et se termine par la balise . Chaque page est divisée en un en-tête (...) et un corps (...). Certaines balises permettent de définir différents niveaux de titres et de sous-titres dans la page HTTP (HyperText Transfert Protocol) : protocole de transport (de niveau applicatif) permettant d’échanger des documents.
Par HTTP, transitent aujourd’hui beaucoup de documents HTML. Le nombre de pages HTML présentes sur le Web s’exprime aujourd’hui en milliards. De plus en plus de données XML sont aussi transitées via ce protocole.
HUB
Dispositif de regroupement et de dégroupement de plusieurs liaisons de
même type
En anglais : hub
Un concentrateur est un appareil qui permet de regrouper sur un seul canal de communication les flux de données issus de plusieurs canaux de même type et de réaliser l'opération inverse.
Par exemple, un concentrateur de réseau local Ethernet situé à un étage donné d'une entreprise accepte le branchement de tous les postes de travail situés à cet étage, afin d'acheminer leurs données par une seule liaison vers le concentrateur d'un autre étage.
Ou encore, un concentrateur de périphériques USB permet le branchement de plusieurs périphériques USB sur un seul port USB d'un micro-ordinateur .
Le concentrateur se distingue du multiplexeur - dont la fonction est similaire - dans la mesure où il n'a aucun traitement de répartition des données à effectuer. En effet, le concentrateur n'est utilisé que sur des liaisons de type bus , dans lesquelles l'identification et le découpage des paquets de données de chaque noeud émetteur (de chaque canal) sont déjà effectués.
HYPERLIEN
Lien reliant deux contenus (textuels, sonores, graphiques, vidéo) sur le
Web.
En anglais : hyperlink
Ce qui fait la spécificité du Web , les fils qui tissent cette toile intangible, ce sont les " hyperliens " tendus entre deux pages Web ou entre deux contenus Web de diverses natures et qui permettent aux internautes de sauter de l'un à l'autre par un simple clic de souris .
C'est principalement le langage HTML qui rend possible la mise en oeuvre de ces hyperliens : un texte, une image, un son, une zone de la page peuvent être définis comme lien cliquable grâce à la paire de balises texte, image, etc. servant de lien .
HYPERTEXTE
Texte dont la lecture n'est plus seulement linéaire, grâce au recours aux hyperliens.
La notion d'hypertexte a été pensée et formalisée par l'américain Ted Nelson
entre les années 1960 et 1965, bien avant l'apparition du Web
sur Internet (et même d'Internet lui-même).
Dans le cadre d'un mémoire pour un cursus informatique, puis d'un projet, désormais fameux, baptisé Xanadu, il développa le concept d'hypertextualité, désignant des textes informatisés qui n'imposent plus une lecture linéaire mais qui permettent de sauter d'un passage à un autre par l'intermédiaire de liens dits hyperliens .
Ted Nelson, visionnaire dans l'âme, étendit ce concept en 1974 à d'autres types de contenus, notamment les images (il parlait d'hypergrammes) et des zones de l'écran (hypercartes).
Des applications documentaires industrielles ont développé ce concept plusieurs années plus tard.
Les interfaces utilisateur graphiques du Macintosh , et plus tard de Windows , commencèrent à généraliser la mise en oeuvre de ce concept vingt ans après sa formulation, notamment dans le cadre des aides en ligne . Mais c'est avec la naissance du Web que l'hypertexte a trouvé toute son application pratique.
INTERNET
Réseau mondial fédérant des milliers de réseaux et des millions
d'ordinateurs.
La guerre froide et le lancement par les Russes du premier satellite
artificiel, Spoutnik, en 1957, provoquèrent plusieurs réactions aux Etats-Unis,
dont deux concernent la généalogie d'Internet : la création de l'Agence de
recherche sur des projets avancés (Arpa) du
département de la Défense (Department of Defense, ou DOD) et la réflexion sur la façon de protéger
les réseaux de communication stratégiques américains contre des frappes
ennemies. De ces programmes est issue la conception du réseau maillé et du
découpage des messages en petits paquets autonomes.
C'est sur ces bases que l'Arpa créa en 1969 le réseau Arpanet pour relier les organismes de recherche qu'elle chapeautait. Pendant une douzaine d'années, des applications de base, comme le courrier électronique et l'échange de fichiers, ont été développées. Le réseau fonctionnait grâce au protocole NCP (Network Control Protocol) et reliait quelques dizaines de machines.
A la fin des années 70 et au début des années 80, tandis que Vinton Cerf travaillait déjà à créer les protocoles Internet TCP/IP et que le système d'exploitation Unix s'améliorait, les réseaux ont été déclinés en plusieurs versions : tandis qu'Arpanet demeurait le réseau de la recherche publique plus ou moins liée à la défense, Milnet était créé pour l'usage des militaires, CSNet pour la communauté scientifique et Bitnet (financé par IBM) pour les échanges entre universitaires.
L'interconnexion de ces différents réseaux fut d'abord baptisée Arpa Internet, puis Internet tout court. A partir du 1er janvier 1983, tous ces réseaux sont tenus d'utiliser les protocoles TCP/IP et non plus le protocole NCP. La National Science Foundation américaine, moins directement liée à la Défense, prend progressivement en charge l'organisation du réseau des réseaux en commençant par étendre et moderniser le réseau CSNet sous le nouveau nom de NSFNet.
Comme toutes les techniques et leur mise en oeuvre étaient développées grâce à des fonds publics, l'utilisation de ces réseaux était soumise à des conditions restrictives. Au départ, il fallait justifier de travaux liés à la défense nationale, puis, avec la déclinaison des différents réseaux, cette condition s'est assouplie : toute utilisation non commerciale du réseau était acceptable. C'est seulement en 1993 que cette dernière restriction sauta et que les conditions de généralisation d'Internet furent réunies.
En 2001, Internet reliait en permanence entre elles plus de 15 millions de machines et le nombre d'internautes était estimé à 450 millions, soit déjà 7 % de la population mondiale.
Les principaux sous-ensembles, ou services, d'Internet sont le courrier électronique , le Web , le transfert de fichiers et les forums mondiaux Usenet
J
J2EE (Java 2 Enterprise Edition) : cette distribution de Sun Microsystem fournit en fait un serveur d'applications métiers (Middleware). Il existe de nombreuses autres implémentations faites par des sociétés tierces (IBM Web Sphère, ...).
JAVA
Langage de programmation produisant un code exécutable compatible avec la
plupart des ordinateurs et systèmes d'exploitation.
Java est un langage
de programmation de haut niveau conçu par Sun Microsystems.
Créé sous le nom " Oak ", il a
été rebaptisé et aménagé pour servir plus particulièrement dans l'environnement
du Web en 1995.
Il s'agit d'un langage orienté objet inspiré du langage C++ mais simplifié afin d'en faciliter l'utilisation et la mise au point des programmes. Il est " semi-compilé ", c'est-à-dire que le code source d'un programme Java est converti en un code exécutable intermédiaire, le bytecode, qui n'est pas du code machine directement exécutable par le processeur mais du code interprété par un interpréteur.
Cet interpréteur est nommé génériquement Java Virtual Machine (JVM, machine virtuelle Java) et il existe au moins une JVM pour la plupart des systèmes d'exploitation (notamment Unix , Mac OS et Windows ). Un programme Java semi-compilé en bytecode est donc exécutable sans aucune modification sur tous ces systèmes et c'est là le principal point fort de Java. Accessoirement, ce code intermédiaire peut être transformé en code machine si nécessaire (pour raisons de vitesse d'exécution) par un compilateur JIT (Just-in-Time), mais la compatibilité multiplate-forme disparaît alors, bien entendu.
De petites applications Java, appelées applets , peuvent être automatiquement chargées sur le Web et exécutées par les navigateurs Web compatibles Java.
Les Java Server Pages , quant à elles, mêlent code HTML et code Java exécuté sur le serveur Web et non par le navigateur Web client.
La famille Java comporte également le JavaScript , le JDK , les JavaBeans et JDBC .
Enfin, on peut noter que Java est un mot d'argot américain désignant le café (l'île de Java produit de l'excellent café depuis plusieurs siècles) et que ce deuxième sens est largement exploité en guise de clin d'oeil. Ainsi, le logo du langage Java est une tasse de café fumante.
JAVABEANS
Composants logiciels écrits en langage Java.
JavaBeans est une architecture d'interaction entre composants logiciels
écrits en langage
Java et définie par Sun Microsystems. Un
composant respectant cette spécification est appelé JavaBean
(c'est-à-dire, à titre de clin d'oeil, un
" grain de café ").
Les composants JavaBean sont analogues fonctionnellement aux contrôles ActiveX de Microsoft. Toutefois, un contrôle ActiveX peut être écrit dans n'importe quel langage de programmation mais ne fonctionne qu'avec le système d'exploitation Windows , alors qu'un JavaBean doit être écrit en langage Java mais peut fonctionner avec n'importe quel système d'exploitation.
JAVA SERVER PAGES
Pages HTML contenant du code en langage Java converti en code HTML par
le serveur Web au moment de la demande d'affichage de
la page par un internaute.
La technologie JSP (Java Server Pages) de Sun Microsystems répond à la technologie ASP de Microsoft
et vise de la même manière à permettre de créer des pages Web
" dynamiques ", c'est-à-dire dont une partie est créée par
le serveur Web au moment même où la page est demandée par un
internaute.
Elle s'inscrit donc dans la catégorie des technologies mises en oeuvre côté serveur .
Le code Java est incorporé au fichier HTML et est interprété au moment où la page est demandée par un internaute.
Désignations équivalentes : JSP - Java Server Pages
JSCRIPT
Version simplifiée du langage Java permettant de doter les pages HTML de
plus de fonctionnalités.
JavaScript est un langage de
programmation créé par Netscape pour permettre
d'ajouter des fonctionnalités aux pages Web écrites
en langage HTML
. Ces fonctionnalités améliorent l'interactivité avec les internautes et
l'aspect dynamique des pages.
JavaScript est inspiré de Java , sous une forme simplifiée. Le code JavaScript est mêlé au code HTML dans les pages, où il est interprété directement, sans prétraitement, par les navigateurs Web , qui comportent désormais tous un module interpréteur de JavaScript. De plus, il s'agit d'un langage dit " ouvert ", que quiconque peut utiliser sans devoir acheter de licence.
Toutefois, il faut noter qu'Internet Explorer interprète en réalité un sous-ensemble de JavaScript que Microsoft appelle JScript.
Désignations équivalentes : JavaScript - JScript
JPEG (Join Photographic Experts Group) : format d'image, utilisant un algorithme de compression de données avec perte de données. Cependant, dans le cas d'une photographie, ce format est une solution très acceptable. L'extension de ces fichiers et soit ".jpg", soit ".jpeg".
L
LAN
Réseau d'ordinateurs d'un même site.
En anglais
: local area network (LAN)
Un réseau local (également appelé dans la terminologie française " Réseau local d'entreprise " ou RLE) est un réseau informatique couvrant un rayon de quelques centaines de mètres tout au plus, dans un bâtiment, voire un petit groupe de bâtiments. Un tel réseau peut toutefois être raccordé à d'autres réseaux locaux à travers le réseau téléphonique public ou des lignes spécialisées, pour former des réseaux métropolitains (MAN) ou des réseaux étendus WAN (wide area network, réseau à longue portée).
Il faut cependant noter que les courtes distances des liaisons d'un réseau local permettent de pratiquer des débits de transmission élevés qu'il est impossible de maintenir pour l'instant dès que l'on dépasse une certaine distance.
Le réseau local interconnecte les ordinateurs du site considéré, ainsi que les périphériques connectables en réseau, notamment les imprimantes laser. Les utilisateurs peuvent ainsi partager aisément les données, ressources et services déployés, communiquer entre eux par courrier électronique ou messagerie instantanée , voire par visioconférence interne à l'aide de webcams , se transmettre le produit de leur travail dans le cadre des procédures d' enchaînement des tâches (workflow), etc.
Divers systèmes de réseau local ont été conçus par différents constructeurs. Apple, par exemple, a proposé pour le Macintosh son système AppleTalk . Au fil des années, néanmoins, une démarche plus pragmatique (nécessité de gérer l'interconnexion de différents types d'ordinateurs, nécessité de tenir compte du parc existant dans les entreprises, etc.) a amené les réseaux locaux à une convergence certaine autour de sous-ensembles d'origine diverse.
Ainsi, les différentes variantes de systèmes de câblage et de gestion de bas niveau des données d' Ethernet se sont largement imposées, ainsi que les protocoles TCP/IP de contrôle de l'acheminement. Le modèle Internet est tellement puissant qu'il a, en quelques années à peine, imposé ses protocoles spécifiques et ses applications aux intranet des entreprises. Aujourd'hui, l'intranet n'est souvent encore qu'un sous-ensemble du réseau local de l'entreprise, demain le concept aura sans doute définitivement remplacé celui de " réseau local ".
Et pendant ce temps, le réseau local commence à pénétrer les foyers !
Désignations équivalentes : Réseau local - LAN - RLE
N
NAVIGATEUR WEB
Logiciel de consultation de pages HTML, spécialement sur le Web.
En anglais : browser (Web)
Le concept du Web a été formulé dès 1990 au sein du Centre européen de recherche nucléaire (Cern), mais c'est en 1994 que sa mise en oeuvre commença à déborder du cercle restreint des universitaires auxquels était réservé Internet jusqu'en 1993.
Cette popularisation fut largement aidée par l'apparition d'un type de logiciel spécialisé dans la consultation de pages HTML .
Entamé par Marc Andreessen sous l'égide de l'éducation nationale américaine, le développement de ce logiciel, surnommé " Mosaic ", fut poursuivi dans le cadre de la société Mosaic Communications qu'Andreessen fonda à la mi-1994 avec Jim Clark, ex-créateur de Silicon Graphics.
Après un changement de nom de la société, qui devint Netscape Communications, et du logiciel, baptisé Netscape Navigator, ce navigateur arriva à point pour satisfaire les besoins d'une population croissante d'utilisateurs du Web au début de 1995. Il a également donné son nom (Navigator) à ce type de logiciel.
La livraison par Microsoft de son propre navigateur Web, Internet Explorer (IE), en accompagnement de son système d'exploitation Windows 95 , marqua l'arrivée d'une concurrence pour Netscape. IE allait grignoter inexorablement la part de marché initiale, qui s'établissait alors à 80%, de ce précurseur et s'imposer, grâce à sa gratuité et à son intégration plus poussée avec le système, comme le navigateur le plus utilisé dans le monde.
C'est toutefois le terme navigateur qui s'est imposé pour désigner ces logiciels, tandis que le terme explorateur qualifie plutôt un logiciel de consultation du ou des systèmes de fichiers d'un ordinateur (comme l'explorateur Windows).
En dehors de ces deux poids lourds de la catégorie, d'autres navigateurs Web sont disponibles qui présentent chacun des avantages, notamment Opera et Lynx.
Le navigateur Web est essentiellement un interpréteur de langage HTML auquel l'ajout de modules d'extension (surnommés plug-in ou helper applications en anglais) permettent également d'interpréter des langages complémentaires ou de décoder des formats complémentaires, notamment JavaScript , les séquences animées Flash , PerlScript , etc.
Désignations équivalentes : Navigateur - Mosaic - Explorateur - Navigateur Web
P
PHP (Hypertext PreProcessor) : c'est un mécanisme très proche d'ASP
mais qui est plutôt utilisé sur plate-formes UNIX/LINUX. Malgré cela, PHP peut être supporté sur une machine Windows. Dans les deux cas (ASP ou PHP), l'inconvénient majeur réside dans le fait que chaque requête cliente lance une interprétation de la page à renvoyer au client. Cela peut s'avérer lourd.§ROUTEUR
Dispositif
d'acheminement des paquets de données dans un réseau.
En anglais : router
Désignations équivalentes : Série - Liaison série - Port série - Sortie série - RS-232C - DTE - DCE
Sigle de Réseau téléphonique commuté (en français, le caractère public du réseau est implicite).
Il est important de mémoriser qu'UML permet, via un AGL (tel que l'outil Rational Rose) de :
service://infos_connexion/chemin_d'accès/ressource
Par exemple, avec seulement le nom de serveur comme information d'accès :
http://telecharger.01net.com/windows/Utilitaire/antivirus/fiches/4387.html
Pour d'autres services, la syntaxe diffère. Par exemple, pour spécifier une boîte aux lettres :
Désignations équivalentes : URL - Adresse URL
Par ressources limitées, on entend, à l'heure actuelle :
- très petit afficheur pour l'instant en noir et blanc ;
- faible capacité de mémoire locale ;
- assez faible débit de la liaison avec Internet ;
- possibilités de saisie par l'utilisateur limitées.